Andreea AGOROAEI
16 ans
Lycée « Regina Maria » de Dorohoi
J’ai lu Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, publié par les La maison d’édition Litera dans la traduction de Manuela Coravu et illustré par MM. de Neuville et G. Roux. Paru en 1870, ce roman m’a captivée par sa complexité et sa profondeur dans l’exploration de thèmes comme la connaissance, l’isolement et le conflit entre idéaux et réalité.
À première vue, ce roman semble une simple histoire d’exploration sous-marine. Pourtant, Jules Verne pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Tout au long de ma lecture, je me suis demandé pourquoi l’océan, vaste et inconnu, nous attire. Pourquoi affrontons-nous les dangers des profondeurs, plongeant dans les mystères d’un lieu interdit ? Ces questions m’ont troublée, et le roman ne m’a pas laissée me contenter de réponses simples.
Le thème central explore la relation homme-nature et les limites de la connaissance, reflétées dans une plongée au cœur des océans et de la psyché humaine. Je me suis sentie partagée entre le désir de comprendre et la peur de l’inconnu. Le thème de la connaissance interdite, du désir d’explorer l’inexploré et d’affronter la peur de l’incompréhensible, transcende le temps et rend ce roman toujours aussi pertinent aujourd’hui.
Les personnages principaux, le professeur Aronnax, Conseil et Ned Land, sont prisonniers à bord du Nautilus, commandé par Nemo. Chacun réagit différemment face à l’inconnu : Aronnax cherche à comprendre, Conseil reste rationnel, et Ned veut s’échapper. Nemo, isolé, considère le monde comme étant corrompu et incarne à la fois la connaissance et l’autodestruction. Leur expédition devient une allégorie de la quête de sens et de l’affrontement des peurs pour explorer la nature humaine. L’évolution de Nemo et son impact sur son entourage m’ont marquée. La fin inattendue a amplifié mes questions sur notre désir de tout savoir.
Le roman de Jules Verne nous pousse à réfléchir sur ce que signifie réellement la « connaissance ». Est-elle une bénédiction ou une malédiction ? Comment pouvons-nous naviguer dans la vie sans succomber à la tentation de devenir prisonniers de notre propre désir de tout savoir ? La question n’est pas vraiment « où nous allons » ou bien « ce que nous découvrons » à la fin, elle porte plutôt sur la manière dont nous nous rapportons à ce que nous apprenons en chemin.